Cote/Cotes extrêmes
Date
Importance matérielle
Biographie ou Histoire
Henri Labeyrie naît en 1875 à Bordeaux. Préposé à la Manufacture des tabacs de Pantin, il épouse en 1901 une cigarière, puis devient rapidement chef de service.
Militant à la CGT et ami de Léon Jouhaux, il vient au socialisme vers 1905 et entre au conseil municipal de Pantin en mai 1912. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il combat dans la Somme, à Verdun puis en Champagne. Réélu sur la liste SFIO en 1919, 1925 et 1929, Labeyrie suit Charles Auray lors de la scission de 1933 et rejoint le Parti socialiste de France.
Henri Labeyrie accède à la première magistrature municipale après le décès du maire le 31 janvier 1938 et, sous son mandat, prolonge l'œuvre de son prédécesseur en développant les colonies de vacances et en aménageant deux stades. L'entrée en guerre met toutefois fin aux politiques d'équipement.
Malgré son appartenance maçonnique au Grand Orient et les critiques des doriotistes, Henri Labeyrie demeure un homme apprécié par une partie des dignitaires du régime de Vichy. Aussi est-il maintenu dans ses fonctions de maire jusqu'en 1944.
Fidèle à l'esprit de la politique du gouvernement de Vichy et loyal envers le maréchal Pétain, il accentue l'encadrement des jeunes en ouvrant des ateliers de la jeunesse et en créant un Cercle municipal des sports (CMS) chargé de fédérer les sociétés sportives. Il crée également une maison du prisonnier, un service de soupe populaire avec le Secours national ou encore un centre de distribution des cartes de rationnement.
À la Libération, il est peu inquiété. La commission locale d'épuration, dans une attitude de réconciliation, décide d'une « arrestation de principe ». Il est convoqué au commissariat mais relâché au bout d'une heure. Il doit toutefois quitter Pantin et se retirer de la vie politique.
Henri Labeyrie décède en novembre 1956.
Histoire de la conservation
Ces archives figuraient parmi les papiers d'un ancien préfet, sans que la raison en soit connue. Elles ont été récupérées par Frédéric Baudon lors d'un déménagement ; ce dernier en fit don à la Ville de Pantin.
Modalités d'entrées
Don de Frédéric Baudon le 11 avril 2006.
Présentation du contenu
Ce fonds est constitué de tapuscrits rédigés par Henri Labeyrie, en grande partie au cours des années 1939-1944. L'ensemble comporte notamment un exemplaire du mémoire de défense que rédigea l'ancien maire au sujet de son attitude pendant l'Occupation. Contrairement à celui remis en 1954 à la secrétaire générale Lucienne Gérain et conservé sous la cote D/16, le tapuscrit constitue une version intégrale du mémoire.
Mots clés producteurs
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